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Il résulte d’un rapport qui a été présenté le 17 janvier dernier à la Commission des lois de l’Assemblée Nationale que la loi du 9 juillet 2010 sur les violences faites aux femmes est très mal connue et inégalement appliquée.
Cette loi prévoyait des mesures intéressantes comme des formations sur les violences destinées notamment aux magistrats ainsi que la signature de conventions entre l’Etat et des bailleurs sociaux de logements à destination des personnes victimes de violences bénéficiant d’une ordonnance de protection .
Elle a été peu ou pas appliquée notamment en ce qui concerne la formation des juges aux affaires familiales qui ont à mettre en œuvre l’ordonnance de protection.
On constate que très peu d’ordonnances de protection ont été prononcées.
En effet la principale difficulté tient à ce que la victime doit apporter un faisceau d’indices établissant le caractère vraisemblable des violences et du danger, ce qui est extrêmement difficile .De plus, aucune ordonnance de protection n’a été accordée sur le fondement de nature psychologique.
Le rapport a procédé à une première évaluation de l’attribution en Seine St Denis de téléphoner de grand danger permettant de solliciter une aide d’urgence.
Il prône l’extension de ce dispositif mais constate qu’en raison de son cout (1600 euros par an et par téléphone) on est encore loin du compte.
Enfin le rapport souligne le fait que la sollicitation d’une ordonnance de protection ne peut pas se substituer à la voie pénale. Les femmes victimes de violences ne doivent donc pas hésiter à porter plainte, une main courante ne servant strictement à rien.
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